Les mesures antiterroristes à l'aéroport freinent le commerce

Publié le 27/11/2015
Les activités économiques ont pris un sérieux coup sur la place aéroportuaire depuis que les pouvoirs publics ont décidé de renforcer les mesures sécuritaires dans les différents aéroports du pays, à cause de la guerre contre la secte Boko Haram.

Les commerçants de l'aéroport de Douala ont du mal à joindre les deux bouts. En effet, depuis que les pouvoirs publics ont décidé de renforcer les mesures sécuritaires dans les différents aéroports du pays, à cause de la guerre contre la secte Boko Haram, plusieurs restrictions sont faites aux visiteurs de l'aéroport. Ces derniers n'ont par exemple plus la possibilité d'entrer dans le hall de l'aéroport. Pourtant, cet endroit regroupe plusieurs espaces marchands.  

De la vente des journaux au transport des passagers par taxi, en passant par la restauration et autres commerces de détails, les opérateurs de la place aéroportuaire tournent à perte à cause de ces mesures sécuritaires. C'est le constat dressé par Le Quotidien de l'Economie. Dans son édition n°0946 en kiosque vendredi 27 novembre 2015, le journal souligne qu'il ne fait pas du tout bon d'être opérateur économique sur la plateforme aéroportuaire de Douala ces derniers temps. Car, «elle est bien loin l'époque où les boutiques et autres galeries d'objets d'arts étaient envahies par des passagers et visiteurs avides».

Selon Le Quotidien de l'Economie, c'est désormais une ambiance de cimetières qui règne, que ce soit au hall ou dans les différents commerces spécialisés dans la restauration, la vente d'objets d'art, la vente de journaux et autres accessoires informatiques ou électroniques. Une gérante d'un prêt-à-porter a confié dans les colonnes du journal que «c'est très grave, nous ne vendons plus rien depuis plusieurs mois. Mon chiffre d'affaires a baissé, parce que les visiteurs n'ont plus le droit d'accès à l'aéroport. Tout le monde est maintenu hors de l'enceinte de l'aéroport, ce qui nous empêche de vendre nos produits».

Les compagnies aériennes, les entreprises de restauration, les agences de voyages, les opérateurs de taxis, de même que ceux spécialisés dans le change ne sont pas les seuls toujours par le vent de crise qui souffle sur la place aéroportuaire de Douala. Les répercutions touchent aussi les ADC (Aéroports du Cameroun) qui sont parmi les opérateurs économiques à se plaindre de l'inadaptation des mesures sécuritaires ici. Louant pour la plupart, des espaces (boutiques), au sein de l'Aéroport de Douala, leurs chiffres d'affaires ont chuté.

«Et beaucoup peinent désormais à régler automatiquement leurs loyers, chaque trimestre, comme c'est souvent le cas. Pourquoi ? Eh, bien, parce qu'il n'y a plus d'affluence. Vous devez aussi savoir que la location des espaces rapporte un bon paquet d'argent aux ADC. Il y a des boutiques de 3 millions de FCFA, de 650 000 FCFA et même de 250 000 FCFA», explique un opérateur de la plateforme aéroportuaire.
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ven. 30 octobre




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